Halte à l’horreur L’APADEH dénonce le silence de l’État face aux viols de masse à Port-au-Prince
Face à la recrudescence systématique des violences sexuelles dans les quartiers vulnérables, l’APADEH brise le silence. Nous dénonçons l’inaction de l’État haïtien et exigeons des mesures d’urgence : corridors sanitaires, sécurité renforcée et justice pour les victimes.
Raymond Joseph
3/12/20261 min read


APADEH s’insurge contre le silence complice de l’État face à l’horreur des viols collectifs dans les zones vulnérables de
Port-au-Prince, [11/3/26]
L’Action Pastorale pour le Ðéveloppement Humain (APADEH) exprime sa profonde indignation et sa répulsion face à la recrudescence systématique des violences sexuelles perpétrées contre les femmes et les filles dans les quartiers difficiles d’accès de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Une réalité atroce dans les "zones de non-droit"
Depuis plusieurs mois, les quartiers dits "territoires perdus" sont devenus le théâtre d’une barbarie sans précédent. Les femmes et les filles, prises au piège entre les affrontements armés et le blocus des axes routiers, subissent le viol non seulement comme un acte de violence isolée, mais comme une véritable arme de guerre visant à terroriser les populations.
L'APADEH souligne que :
Les victimes sont souvent agressées devant les membres de leur famille.
L'accès aux soins de santé d'urgence (prophylaxie post-exposition) est quasi inexistant en raison de l'insécurité.
Le traumatisme psychologique est aggravé par le déplacement forcé et la perte de dignité.
L’APADEH dénonce avec la plus grande vigueur l’inaction déconcertante, voire l’indifférence des autorités étatiques. Malgré les rapports incessants des organisations de défense des droits humains et les cris de détresse des victimes, l’État haïtien brille par son absence.
l’APADEH exige :
Le rétablissement immédiat de la sécurité au niveau national pour permettre la libre circulation et l'accès humanitaire.
La mise en place de "corridors sanitaires" sécurisés permettant aux victimes d'accéder aux soins médicaux et psychologiques dans le délai critique des 72 heures, tout en engageant de poursuites judiciaires contre les auteurs et commanditaires de ces crimes de lèse-humanité.
Signé: Pasteur Dorismond Joseph Fils, coordonnateur National
Solidarité
Engagement pour les enfants et les familles vulnérables.
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